Coach Gaber: « Le préalable pour attirer les binationaux est l’attractivité. L’image de l’équipe A, les infrastructures. « 

Voici la transcription complète de l’incroyable entretien que coach Gaber, l’ex capitaine et entraineur-joueur du club préfectoral de Fria Alu Star, aujourd’hui loin du pays mais qui continue toujours à suivre l’actualité du football local, a accordé à la rédaction de votre site legranddebatdufoot pour nous parler du problème des binationaux guinéens en profondeur. Car, de nos jours, la Guinée fait partie des nations qui sont sérieusement confrontées à ce qu’on peut appeler « la défection des Bi ».

GDF: Beaucoup de guinéens indexent l’absence de certains « Bi » comme source première de l’élimination de l’équipe de Guinée dans les phases de poules de la qualification pour la CAN Gabon 2017 ?

Je sens qu’il y a une grosse frustration chez nous contre les joueurs d’origines africaines qui monnaient leur talent pour leur pays de naissance. Surtout à travers les  » scandales  » qui les touchent. C’est vrai que ça fait très mal. Ça me fait encore plus plaisir quand je vois un d’entre eux privilégié la terre de ses ancêtres. Cependant, moi je les comprends parfaitement et ne les en veux pas du tout.

GDF : Pourquoi ? Expliquez-nous un peu ?

Il est d’une notoriété inouïe que le jeune guinéen en général est un passionné du foot et de son Syli National. Malheureusement, cette passion est souvent aux antipodes de l’amertume que lui suscitent les résultats de la sélection nationale. Une équipe moyenne qui peine à connaitre le succès de ses voisines directes. Notamment la Coté d’Ivoire – le Mali – le Sénégal. Ce qui génère parfois des sentiments négatifs chez les supporteurs. Des sentiments qui se traduisent le plus souvent par des expressions peu catholiques ou voire très déplacées à l’égard des joueurs en général mais surtout contre ceux communément appelés  » PROS « .

GDF : Je vous en prie continuez votre explication

Parmi donc ces pros, il y a le groupe de joueurs ayant d’abord vécu au pays et qui se sont expatriés (qui bénéficient souvent de soutien et de circonstances atténuantes) et celui d’autres nés ou grandis en Europe et bénéficiant de la double nationalité. Ce dernier groupe également appelé dans le jargon populaire, les « Bi » (allusion faites à binationaux) est rarement ménagé par les supporters. Sur les réseaux sociaux mes lectures m’ont révélées ces derniers temps un grand malaise. Une grosse incompréhension de la situation d’un joueur binational. Qu’on insulte à tout va parce qu’il n’a pas porté le maillot du pays de ses parents ou tout simplement a refusé un appel.

Gaber avec le coach du Bayern Leverkusen

Coach Gaber ici avec Roger Schmidt le coach du Bayern Leverkusen

GDF : Pourquoi la plupart des Binationaux doutent beaucoup avant de rejoindre la patrie des parents ?

Pour être né dans un autre pays autre que celui de ses ancêtres, y grandir, l’enfant connait un nouvel environnement, s’approprie une nouvelle culture (individualisme en général comme chez tous les occidentaux en général). Il est supporté par l’état à travers les allocations dès sa naissance jusque parfois ses 21 ans dans certains pays. Il connait la vie familiale certes mais est facilement et très tôt lavé dans son cerveau à l’école. Où on lui apprend sa responsabilité et son vœu d’abord avant celui de tout autre. À coté il y a le retour d’investissement.

GDF : C’est quoi le retour d’investissement pour un aspirant footballeur ?

L’état et les parents ayant beaucoup contribué à l’évolution de l’enfant, il est normal qu’il travaille et paie aussi ses taxes à l’état tout en aidant les parents aussi. Ce faisant, il y a le choix de carrière. Surtout sur ce dernier point. Il y a le choix de carrière. Donc, le choix de vie. N’oublions pas que l’enfant a fait une croix pour être  » ministre – président – directeur » y compris ses études – sauf en de rares circonstances pour certains qui y réussissent aussi. Donc son métier c’est le foot pour la vie Et à ce niveau on ne travaille pas jusqu’à ses 65 ans.

Donc, la durée maximale de vie active dans le foot est en général 15 ans. Il faut donc en 15 ans, préparer sa vie, celle de sa propre famille et éventuellement soutenir les parents et frères. Donc on choisit par conséquent l’aspect financier avant tout honneur puisqu’on ne vit pas d’honneur dans leur mentalité. On vit du fruit de son travail uniquement. Et le foot est le seul boulot qu’il connait.

GDF : Allez y continuer votre explication.

Le choix est donc vite fait entre la possibilité de souvent jouer dans une nation médiatisée (avec pour possibilité de se faire connaitre et tout ce que cela peut augurer aussi) avec de grosse prime de sélection. Une participation aux éliminatoires – phases finales – les primes par étape dans la compétition peuvent générer jusqu’à environ 1000 000 euros. Ce qui est impossible dans toutes nos sélections nationales africaines. Ce qui ferait définitivement la vie de l’intéressé. Cependant cela est impossible dans toutes nos sélections singulièrement prises.

GDF : Actuellement la plupart des jeunes garçons issus de l’immigration sont d’abord footballeurs, pourquoi cet engouement effréné pour le foot ?

Aujourd’hui ce qui est à la mode pour tous les immigrés ou presque. C’est de fonder une famille sur place et de permettre à leurs enfants de bénéficier du cadre idéal d’évolution tout azimut. Il y a des centaines de jeunes guinéens dans les sélections belges et françaises. Depuis les U-10 jusqu’aux U-23. Il y en a qui prennent des noms de Blancs pour avoir plus de chance ou parce qu’ils sont le fils adoptif d’un blanc qui a tout fait pour eux (Mario Ballotelli en Italie, Serge Aurier en France).  Il y en a aussi qui prennent des prénoms de blanc juste pour échapper à la stigmatisation du nom (les Larsen Touré, Jean Habib Baldé et tant d’autres encore). La plupart ont un double prénom surtout en France. Un de chez nous et l’autre typiquement européen. Il y a un fait spécifique à tous les peuples du monde. Donc pas seulement chez les blancs. Dès que quelqu’un a un petit garçon, il le laisse choisir ce qu’il veut tout en caressant l’espoir que celui-ci aimerait le foot. Car, avec l’environnement, la réussite est assurée à 70%.

GDF : Parlez-nous maintenant des joueurs guinéens nés au pays mais qui sont devenus des Binationaux pour avoir quitté tôt le pays et qu’on a du mal à récupérer pour jouer dans l’équipe de Guinée ?

Ibrahima cissé de Malines

Ibrahima cissé de Malines

Le jeune Ibrahima Cissé en Belgique dans le club FC Malines par exemple. Il a vite progressé grâce à ses qualités physiques et techniques. Il est venu directement de la Guinée. Et depuis son papa a tout abandonné pour se concentré sur lui. Mais, sincèrement son papa s’y est trop investi et tout cela à l’insu de notre fédération. C’est d’une seule oreille au regard de sa vie d’antan qu’il entendra que la sélection belge veut de son fils. Puisque, ce qui l’a vite aidé aussi par rapport aux autres de sa génération, c’est parce qu’il est belge sur papier. Cela a complètement changé sa vie et avec elle celle de sa grande famille. Donc, il a tous les atouts pour intégrer toutes les structures de club de foot. Et être international dans ton club ça signifie énormément.

Il n’est pas le seul concerné, il y a plein de joueurs touchés par le phénomène (Bangaly-Fodé Koita, Seyrouh Guirassy, Bouna Sarr, Joshua Guilavogui). Sans oublier le plus médiatisé qui n’est autre que le jeune milieu défensif de Bologne Amadou Diawara qui hésite encore entre l’Italie et la Guinée.

GDF : Oui, mais est qu’on ne peut pas parler d’un déracinement culturel invisible ?

Je ne le crois pas. Dans la famille du jeune Ibrahima Cissé en Belgique, tout se passe comme chez nous en Guinée. C’est des guinéens à 100%. Il finira bien peut être par jouer pour nous un jour. C’est tout à fait compréhensif aux yeux de ceux qui vivent par là et imprégnés des avantages d’être joueur d’une sélection nationale Française, Belge, Allemande, etc.

GDF : Est ce qu’il y a bien d’autres binationaux en Belgique ?

Obbi-Oulare

Obbi-Oulare

Il y a bien d’autres jeunes guinéens dans la plupart des équipes jeunes de club en Belgique (Anderlecht – Liège – Courtrai…) France (Auxerre – Monaco – Paris – Lille…) Allemagne (Karlsruhe où Boubacar Barry né à Conakry y joue) – Wolfsburg- Cologne – Düsseldorf.) – Angleterre (Manchester City). L’enfant est devenu, à travers le sport et le foot particulièrement, le moyen approprié d’assurer la fin des temps. C’est une mentalité occidentale. Et l’homme c’est le milieu. Tous s’en sont appropriés. Et moi ça ne me dérange pas. Il a fallu que je sois par là pour davantage me déconstruire de certains stéréotypes.

En sciences humaines: on n’explique pas (juge pas) pas quelqu’un en situation, on le comprend.

GDF : Parlons du racisme maintenant, un argument derrière lequel les avocats du pays d’origine se cachent pour attirer les joueurs nés en Europe ?

Coach Gaber ici avec Julian Brandt le jeune ailier gauche du Bayern Leverkusen

Coach Gaber ici avec Julian Brandt le jeune ailier gauche du Bayern Leverkusen

Le racisme est bien là en Europe. Mais, très honnêtement, c’est beaucoup plus le fait des politiques. Un meilleur joueur Black depuis le centre académique jouera et aura toujours la même sympathie aux yeux des fans que si c’était un blanc. Tout ce qui se passe à la télé est le fait des lobbies auxquels appartiennent toutes les stations de presse. Et ce sont eux qui dictent la ligne éditoriale. C’est une combine de nos jours de tous les organes du monde. Ils évoluent comme marchent les banques si quelqu’un a une idée.

 

GDF : Un exemple concret sur ce que vous êtes entrain de nous expliquer concernant le racisme ?

Par exemple, avant la sortie de la liste officielle de l’équipe d’Allemagne pour l’euro 2016, la polémique en Allemagne c’était de vouloir soulever le cas des immigrés notamment Boateng. Mais ça vite échoué. Puisqu’il ne connait que l’Allemagne et est très très apprécié dans l’ensemble du pays. Surtout dans sa ville natale Berlin où il est une fierté de la ville.

GDF : Une information qui est passée sous silence en Afrique, vous êtes entrain de nous donner une exclusivité comme ça ?

Boatang

Oui ! le parti xénophobe AFD (Alternativ Für Deutschland) avait dit de ne pas faire jouer le défenseur axial Jérôme Boateng pour ses origines ghanéennes. Comme le problème des refugiés syriens leur avaient donné 15% de voix aux dernières élections. Donc, il faut trouver encore un autre moyen de faire adhérer l’opinion à sa théorie. Ils voulaient que les deutsches s’insurgent contre tous ceux qui ne sont pas de souche deutsche (Mesut Ozil, Jérôme Boateng, Leroy Sané, etc). Mais en Allemagne cela est impossible depuis après la seconde Guerre.

GDF : Pourtant, c’est le contraire qu’on voit chez son voisin Français ?

En France, il faut attaquer le maghrébin ou l’islam pour bénéficier d’une popularité ponctuelle. Même chez nous en Guinée à un moment donné, quand ce fut économiquement difficile et l’insécurité galopante. On s’était attaqué aux Léonais, Libériens et nigérians. Partout quand c’est difficile, on répugne l’étranger. C’est un fait naturel. Donc voilà tout le problème de la France. En Europe actuellement, c’est le pays le plus en difficulté sur le plan économico-social. Et pour berner le peuple face à l’incapacité de résoudre les problèmes, on cherche vaille que vaille des problèmes chez des personnalités notoires immigrées. Sinon, tous les pays connaissent le racisme, mais c’est en France dont en fait une « UNE » dans les journaux. Puisqu’il y a trop de problèmes de société que le Président Hollande et son équipe sont incapables de résoudre. Ce qui fait vite réagir d’ailleurs les membres du gouvernement des qu’il y a une telle opportunité afin de faire taire les irresponsabilités. Ce n’est pas Nouveau. Tous les politiques utilisent cette recette.

GDF : Un mot sur deux binationaux français au destin antagoniste : Paul Pogba et Ryad Mahrez ?

Paul Pogba et Ryad Mahez

Paul Pogba et Ryad Mahez

Paul Pogba n’aurait jamais connu cette sur-cotation en étant simplement joueur du Syli national de Guinée en plus de son talent (incontestable). C’est parce qu’il est aussi joueur de l’équipe de France qui lui donne une certaine presse et aura devant les medias. Autrement dit, on parlerait moins de lui. À l’image de Ryad Mahrez, international algérien évoluant dans le championnat anglais, a été reconnu par ses pairs cette saison comme le meilleur joueur de la saison en British Premier League, pas les medias qui dans sa majorité a préféré l’attaquant anglais Jamie Vardy à sa place. C’est des barrières qu’on ne voit pas mais qui jouent énormément contre les Binationaux qui choisissent de jouer pour leurs pays d’origines. Il y a beaucoup de détails comme ça qui entre en jeu et qui ont pouvoir sur la décision du joueur de choisir son équipe nationale en étant Bi. Sauf s’il n’y a aucune perspective de réussite assurée dans le pays d’adoption que le joueur n’accepte de jouer pour le pays de ses parents.

GDF : Par ailleurs, coach Gaber vous êtes celui là même qui a lancé Jean Mousté, le jeune milieu de terrain du Hafia FC, dans un match professionnel. Expliquez nous en détail  comment cela s’est passé ?

Jean Mousté ici au milieu lors du dernier CHAN 2016

Jean Mousté ici au milieu lors du dernier CHAN 2016

Comme tu le sais, je suis né et grandi à Fria. Une ville où presque tous se connaissent.
Jean est donc issu d’une académie qui est à mon sens la meilleure que j’ai connue au pays (ndrl : Guinée).  Sous la houlette de l’entraineur Souley (qui est le formateur commun à moi et Jean et tant d’autres de ma génération), j’ai vu donc Jean grandir et connais toutes ses qualités.
Dès que je me suis retrouvé avec une certaine responsabilité au niveau de l’équipe préfectorale, bénéficiant d’une certaine notoriété et du respect des collègues, j’ai essayé en compagnie de mon ami Dimeco de faire venir beaucoup de jeunes qui n’ont jamais connu encore l’équipe 1ère de Fria. C’est dans ce lot que le jeune Jean Mousté figurait. Peut être même qu’il était le plus jeune de grand regroupement qui était une première à l’époque à Fria.  Je l’ai donc, sans aucun doute, fait jouer titulaire contre l’Athletico de Coleyah (à l’époque l’équipe d’Abdoul Azziz Keita, l’actuel Goalkepper du Syli national). Je savais en prenant l’exemple sur moi que quand on a des qualités, on ne doute pas sur son âge. Et mieux l’insouciance aide.
Beaucoup par contre étaient pessimistes et m’attendais sur l’issue de la rencontre.
J’avoue que la réussite du match du petit ce soir là s’est fait spécialement sur un travail psychologique que je ne souhaite pas révéler ici.  Content qu’il fût, il m’a dit:  » Grand sur l’honneur, je vais t’honorer en marquant aujourd’hui « . Dieu aidant, c’est ce qui fut fait. Auteur d’un match énorme où tout lui a réussi avec un énorme but des 40 mètres qui n’a laissé aucune chance à Abdoul Azziz Keita. Il vint à moi avec des larmes de joie:  » grand je t’avais dit « . Ma joie était immense pour lui.

Azziz Keita

Azziz Keita

À la fin du match donc, les dirigeants de l’Atlético m’ont contacté sur son cas en vue d’un transfert dans l’élite.  Je répondis que je ne suis pas son formateur. De contacter donc notre formateur commun (Entraineur Souley) ou ses parents. Ce fut sa 1ere  et la dernière dans l’équipe de Fria. Juste 90 minutes qui lui ont ouvert la porte de la réussite qui est la sienne aujourd’hui.

C’est donc un immense honneur que je ressens à chaque fois que je le vois jouer. Je garde un bon contact avec lui. Et nous discutons parfois sur le foot.  Je regrette seulement de le voir évoluer dans l’axe du milieu où à mon avis il possède moins de qualité que sur le côté. Je l’ai suivi avec le Syli local. Il se débrouille bien dans l’axe. Mais il y a juste à suivre ses déplacements  avec le ballon pour comprendre qu’il a une prédisposition à toujours chercher d’aller sur l’aile.

Ce n’est pas un joueur de profondeur. À ce poste il faut avoir d’autres qualités. Je persiste sur ce point qu’il est naturellement un joueur excentré.

Nous avons la chance que le jeune cité est toujours à Conakry, même si les managers commencent à tourner autour de lui pour l’envoyer faire des essaies à l’extérieur après sa brillante prestation lors du dernier CHAN Rwanda 2016, ce sera l’occase pour le GDF de l’interviewer.

GDF : Quel appel vous pouvez lancer aux autorités du pays pour mieux gérer les Binationaux ?

logo feguifoot

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Le préalable pour attirer les binationaux est l’attractivité. L’image de l’équipe A, les infrastructures. Quand l’équipe a une bonne presse, elle fait par conséquent sa propre publicité. Dans les compétitions, il faut tâcher de laisser une très bonne impression. Et être dans les grands rendez vous de foot (CAN, Coupe du monde). L’image est de nos jours plus importants que tous les discours dans le foot. Après, il faut que les jeunes ayant grandi dans un environnement intéressant sur le plan des infrastructures trouvent chez nous des conditions à la limite de l’acceptable. Pas des terrains de foot à propos desquels, il leur est dit depuis le centre de formation que le risque de blessure est élevé.

Les parents donc n’accepteront pas et le joueur lui même sera toujours hésitant de venir. Vu qu’il pourrait y laisser sa carrière ou freiner ses performances à travers une blessure.

Cela fait que le plus souvent ce sont des joueurs vieux ou qui n’ont plus aucune opportunité de toucher le sommet tant espéré qui reviennent jouer pour les sélections africaines.

Il faudra avoir également une bonne politique dans ce sens. En mettant une structure qui bosse dans l’ombre au nom de la feguifoot uniquement en Europe en étant permanemment en contact avec les jeunes depuis le centre. Les sénégalais (en France) et les Turcs (en Allemagne) y réussissent bien.

GDF : Votre dernier mot pour notre rédaction ?

Il me revient enfin de remercier d’abord le GDF pour l’opportunité qu’il m’offre de m’exprimer à travers son canal et ensuite dire davantage à mes compatriotes footeux d’être tolérant de façon générale envers les joueurs du Syli et particulièrement ceux issus de la diaspora qui n’ auront joué pour nous que par amour parental. Il faut leur créer des conditions de se motiver davantage à jouer pour l’équipe, de se sentir comme un élément de décor de l’équipe.  Il faut qu’on pense à éviter de les stigmatiser quand ça ne va pas.

Enfin le foot est un travail aujourd’hui. Et tout travail nécessite salaire. Il faut que nos dirigeants paient les joueurs pour leur prestation de service. Et arrêter de rabâcher les termes  » patriotes  » en bouffant leur argent.

Je vous remercie !

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Mr SANO Abdoulaye

Chef du bureau GDF Guinée | Tel : (00224) 664 07 57 54

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