sadou-diakite

Guinée : « l’élimination des équipes africaines au premier de la coupe du monde, est une déception », dixit Thierno Saidou DIAKITE

L’Afrique était représentée par cinq pays à la 21e édition de la coupe du monde Russie 2018. Logés dans les poules différentes, ces représentants africains ont été tous éliminés au premier tour. Pour Thierno Saidou DIAKITE, chroniqueur et consultant sportif, cette élimination prématurée des équipes africaines, est une déception pour le football africain. Il a fait cette annonce lors d’un entretien qu’il a accordé à notre reporter.
« C’est une très grande déception même. Parce que figurez-vous, depuis 1982 ou 32 ans, l’Afrique n’a pas connu une telle contre performance à la coupe du monde. C’est-à-dire, aucune équipe africaine n’arrive à se qualifier au second tour », explique Thierno Saidou DIAKITE.
Parlant de la cause de l’élimination prématurée des équipes africaines à la coupe Russie 2018, le consultant sportif donne les raisons.
« Il y’a plusieurs facteurs. Vous vous souvenez lors de notre dernier entretien, je musais un peu sur le Nigeria et le Maroc sans oublier le Sénégal. Il y’a plusieurs facteurs qui expliquent cette déconvenue des équipes africaines. Vous savez, on le dit le football de haut niveau se gagne dans les détails. Si vous suivez les différentes rencontres, c’est à quelques minutes de la fin des matches, dans les temps additionnel, sur un manque d’attention ou de concentration, on encaisse les buts. Et on gagne des nombreuses occasions, mais on ne les réalise pas. Donc, vous voyez, cette concentration et cette rigueur propre au football européen, sud-américain et asiatique, qui manque encore au football africain. Je pense que c’est dans ce secteur que les associations nationales devraient travailler. Moi, je propose même après la coupe monde, que la CAF organise un symposium avec les différentes fédérations, pour tirer toutes les leçons de cette coupe du monde afin qu’en 2022 au Qatar, que l’Afrique ait au moins une ou deux équipes au second tour de la compétition. Nous sommes face à un paradoxe. On a des nombreux joueurs qui évoluent dans des grands clubs européens et asiatiques et rarement en Amérique du sud. Mais curieusement lorsque ces footballeurs là sont en équipe nationale, ils ne produisent pas la même performance lorsqu’ils sont en équipe nationale, c’est un paradoxe. On n’a des grands et des bons joueurs qui évoluent des clubs, mais en équipe nationale, on n’a pas les résultats. Alors la question est posée, et il faut qu’on trouve la réponse à cette question. Et je pense qu’il revient à la confédération africaine de football d’organiser un symposium avec les fédérations nationales de football, parce qu’il y’a beaucoup de leçons à tirer », ajoute-t-il.
La question de savoir de savoir si le niveau aussi des sélectionneurs à la tête des équipes africaines ne joue sur leurs évolutions ?, le consultant sportif répond.
« Oui, je peux partager cet avis. C’est-à-dire que les schémas tactiques préconisés par les techniciens, sont un peu en contre courant de l’instinct naturel des footballeurs africains. Vous voyez, les schémas tactiques européens qu’on essaye d’imposer au football africain, vont en contre performance des africains. Regardez, le Brésil joue actuellement avec la Samba depuis le départ de Dunga à la tete de la sélection. Parce que lui, a voulu imposer le football européen aux brésiliens. Il y’a ces aspects à revoir. Nous avons des aspects techniques, mais il y’a aussi des aspects administratifs. Regardez, comment nos fédérations sont gérées. Donc, il y’a tous ces aspects qu’il faut voir, pour améliorer vraiment la prestation des équipes africaines en coupe du monde », a expliqué M. Diakité.
Beaucoup de supporters africains pointent un doigt accusateur aux arbitres d’être à la base de l’élimination prématurée des équipes africaines.
« Vous savez dans un match de football, il y’a des contingences, il y’a des faits de jeu qui interviennent. Vous savez le feu Pathé DIALLO disait que l’arbitre est l’expositor de l’arbitraire. C’est un homme. Donc, il n’est pas parfait. Il peut se tromper. Il y’a eu des erreurs faites sur les actions de jeu. Par exemple, le penalty refusé pour le Nigeria, était valable. Le penalty refusé au Sénégal, était valable. Le Maroc était victime de la même situation. Mais, moi je mets ça dans les contingences d’un match de football. Il peut y avoir des faits de jeu, des fautes d’arbitrages qui, je pense ne sont pas volontaires, due à la nature humaine. Donc, il faut les prendre avec le fair Play », réitère Thierno Saidou DIAKITE.
Le consultant sportif a aussi fustigé l’arbitrage vidéo introduit par la fédération internationale de football association, à partir de cette 21e édition de la coupe du monde Russie 2018. Selon lui, cet arbitrage video, n’est pas parfait, il y’a des choses à revoir.

(Visited 2 times, 1 visits today)
Partager cet Article

Commentaires

commentaires

Share
Mohamed Lamine KABA

Journaliste Sportif | Tél : (00224) 628 22 93 61

Facebook