LGFP, SYLI, LES PROS, CAN 2023, HOROYA, LES ANCIENS SYLIS : Diallo Ibrahima Diouldé fait le tour de l’actualité sportive Guinéenne

Dans une interview que nous a accordé l’agent de joueur et consultant sportif Diallo Ibrahima Diouldé, nous avons fait ensemble le tour de l’actualité sportive Guinéenne. Lisez.

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1) Bonjour Mr Diallo, présentez-vous à nos fidèles lecteurs ?

Bonjour Monsieur Mr Sano. Ben, pour faire court. C’est Mr Diallo Ibrahima Diouldé Agent de Joueur Consultant Sportif et Manager Général de la Structure Diouldé Sport Management.

2) Quel regard vous avez aujourd’hui sur l’organisation du football guinéen par la Ligue Guinéenne de Football Professionnel ?

Ben, l’idée de mettre en place cette Ligue Professionnelle était déjà salutaire. Car, il était grand temps pour nous de sortir de l’amateurisme. Cela n’a pas été facile de tout changer d’un coup. Mais, y a eu quand même des satisfactions.

3) quelle analyse faites-vous du niveau de notre football local ?

Sincèrement, je dirais que le niveau de notre football local progresse. C’est vrai que le Horoya n’a pas de rival digne de nom et cela c’est en toute logique vu les énormes moyens mises à la disposition de cette équipe. Mais derrière, les places sont très chers. Vous avez vu la saison surpassée, c’est le Fello Star de Sam Diallo qui avait terminé à la 3ème place derrière le Horoya et L’AS Kaloum. La saison dernière, le Wakrya venu de la Ligue 2 à crée la sensation et cette saison c’était au tour du Hafia d’améliorer son classement. Je pense qu’aujourd’hui notre championnat n’a rien à envier à ceux de la Côte d’Ivoire et Mali entre autres.

4) Quels sont pour vous les talents qui ont crevé l’écran cette année 2018 ?

Personnellement, je parlerais du meilleur buteur, le jeune Ibrahima Sory Oularé (Wakriya AC de Boké). Puisqu’il y a 2 ans déjà, il terminait meilleur joueur et meilleur buteur de la Ligue 2. Il a eu une saison d’adaptation en ligue 1 la saison dernière et voilà qu’il confirme son titre de meilleur buteur dans l’élite de notre football.

5) Quelles sont les perspectives que le Président de la Féguifoot Antonio Souaré doit avoir pour l’avenir du football local de Guinée ?

Vous savez, le football moderne ne marche plus dans le hasard. Il faut une vraie organisation. Notre football a besoin de formation à la base. Sinon, nous risquons toujours de revenir en arrière.

6) Tout récemment, le président KPC de la LGFP a jeté l’éponge. Votre point de vis ?

J’ai été ébahi d’apprendre cette nouvelle. Vu l’amélioration qui avait été apportée sous sa Présidence avec à son coté un Monsieur comme Elhadj Diomandé au poste de secrétaire général. C’est des petits soucis qui peuvent arriver. Mais je pense qu’avec ce que le Président Antonio et KPC apporte déjà à notre football, ils laisseront pas que leurs énormes sacrifices pour notre football soit gâchées par ses problèmes passagers.

7) Comment tu vois l’avenir du championnat Guinéen dans les cinq années à venir ?

Nous avons la chance d’avoir des jeunes footballeurs extraordinairement doués. Je penses que ce qui nous manque, c’est plutôt dans l’organisation. Nous sommes l’un des très rares pays où l’État ne s’investit pas trop pour le football et cela est regrettable. Vous savez, la majorité de ses mécènes sont dans le football juste par passion et surtout parce qu’ils veulent aider les jeunes. Mais cela ne vas pas continuer. Un moment vas arriver où ils lâcherons prise et là ça sera terrible pour notre football dans sa structure actuelle.

8) Quelle leçon tirez-vous de la «Campagne Africaine » du Horoya AC qui vient de franchir la phase préliminaire et la phase des poules de la Ligue des champions?

Honnêtement, j’ai été fier de cette équipe et surtout de son Président. Car, depuis son arrivée à la tête du HAC il y a plus de 5 ans maintenant. Il a mis tout les moyens nécessaires pour que cet objectif soit possible. Il a surtout cru en son projet. A un moment donné, même nous observateurs se sont posés des questions si ces énormes investissements n’étaient pas inutiles. lui a cru fermement et voilà le résultat.

9) Horoya AC, du Président Souaré, rencontre Al Ahly du Caire en quart de finale, le club Égyptien est le plus titré de l’histoire du football Africain. Votre analyse ?

C’est vrai que Al Ahly est un très gros morceau. Je vous fait une confidence : Avant le tirage, je disais à leur entraîneur Patrice Carteron que c’était la seule équipe que je voulais éviter. Maintenant, le Horoya n’est pas arrivé là par hasard. ils sont quand même sortis d’un groupe composé des deux précédents vainqueurs du trophée. Ils ont donc leur chance à jouer. Ils faut juste y croire et surtout prendre un avantage au match aller chez nous et 1-0 déjà ne serait pas mal. Car, le plus important c’est de gagner sans prendre de but à domicile.

10) Le Syli national, c’est presque douze millions de Guinéens qui sont à la fois supporteurs et entraineurs. Coach Paul Put doit se méfier de quoi et renforcer quoi pour réussir ?

Déjà, je le félicite pour cette victoire face à la Centrafrique. Car, il était impératif pour lui de gagner ce match à domicile. Surtout quand on sait que son prédécesseur (Lappé Bangoura, ndlr) avait battu le favori du groupe (La Côte d’Ivoire) chez elle. C’était donc une sorte de pression pour lui. Mais aussi avec cette marrée d’hommes qu’il y avait au stade, les joueurs ont compris que le Guinéen ne respirait que football. Au-delà de cette victoire, je retiens surtout la manière. Je pense que c’était la première fois de voir cette génération aussi engagée sur un terrain. Nous avons vu que les nouveaux ont été d’un grand apport. La concurrence vas être rude ça sera à lui l’entraîneur de montrer que les places se méritent en sélection.
11) Comment trouvez-vous le bilan de nos « Pro » sur la scène internationale depuis 2014 ?
Je sais pas quoi vous dire quand on sait que nos jeunes auraient pu faire mieux notamment avec Sadio Diallo qui a été promis à un bel avenir après Bastia. Mais nous avons quand même une source de consolation avec les Naby Keita et François Kamano . Nous espérons qu’ils puissent maintenir ce cap pour le bien de notre football
12)  Si tout se passe comme prévu, la Guinée doit organiser la CAN2023. Comment vous voyez l’événement à l’horizon ? C’est possible ?
Si c’est possible, je dirais : oui. Car, je suis quelqu’un de très optimiste. Mais cela passe par le sérieux. Vous savez que cette CAN nous a été attribuée depuis 4 ans maintenant. Mais rien n’est encore fait jusqu’à nos jours. J’avais déjà fais un rappel, il y a près de 2 ans. Mais depuis que le comité d’organisation a été mise en place. Nous ne voyons aucun acte concret jusque là.
13) Quel message avez-vous à donner pour la détection des futurs joueurs de cette compétition qui est une première dans l’histoire de notre football ?
J’avais déjà proposer des tonnes de solutions à l’ancien bureau exécutif de la fédération par le biais de son secrétaire général Mr Blasco. Cela avait été mise entre parenthèse. J’en ai même parlé avec l’actuel Président de la fédération Mr Antonio Souaré. Mais, j’ai comme l’impression que les gens se disent que nous avons encore 5 ans devant nous. Donc, pour eux, rien de pressé. Une chose restera sur, si nous voulons faire une détection,  faudrait que cela concerne tout le pays. ll ne suffit pas de rester à Conakry et faire sembler de travailler pour tout le pays. Les plus grands talents aujourd’hui, sont à l’intérieur. Il faut aller les chercher et les mettre à la disposition de la DTN pour un travail sérieux.
14) Quelle analyse pouvez-vous nous faire entre la génération de Titi Camara, celle de Pascal Feindouno, celle de Ibrahima Traoré et cette nouvelle génération de Naby Keita qui est entrain de se mettre en place petit à petit?
Je dirais que la génération des Titi, avec des joueurs comme Morlaye Soumah « Colovati » Salam Sow ou encore Souleymane Oularé a, été celle qui jouait avec plus de cœur.  Celle de Feindouno, avec les Ibrahima Yattara, Fodé Mansaré, Dian Bobo Baldé, était pleine de potentielle.  La bande à Pascal avait la possibilité d’écrire l’une des plus belle histoire de notre football. Notamment avec cette CAN 2006 où nous étions dans une poule dans laquelle on vendait pas cher notre peau accompagné du champion précédent la Tunisie, L’Afrique du Sud et la Zambie. Mais, nous avions quand même réussit à terminer premier de notre groupe si je ne m’abuse avec 9 buts inscrit en 4 matchs. Ensuite, on se fait bizarrement éliminé de justesse par le Sénégal en quart de finale. Cette élimination a été très amère pour moi à avaler. Je me dis toujours qu’ils ont manqué de chance ce jour-là. Je pense que cette nouvelle génération a tout les atouts pour faire mieux que leurs aînés.
15) En attendant que les autorités se rappellent de ses gloires du football, quel est le rôle que les anciens du Syli doivent jouer dans l’épanouissement de notre football ?
Sincèrement, c’est toujours écœurant pour moi de parler de nos anciennes gloires. Quand on sait dans quelle condition certains ont mouillé ce maillot sacré. D’autres avaient même des problèmes en club. Parce que leurs dirigeants de clubs estimaient qu’ils privilégiaient trop leur sélection. Vous savez, les anciens n’ont pas forcément besoin d’être entraîneurs ou autres. Mais honnêtement, des gens comme Morlaye Soumah, Pascal Feindouno, Dian Bobo, Kamil Zayatte… qui ont tout donné pour notre pays mérite au moins d’être reconnus. Ils peuvent quand même au minimum des cas servir des grands frères pour cette nouvelle génération. Mais malheureusement, on reconnait les gens chez nous qu’après leurs décès.
16) Mr Diallo, on sait que tu es plutôt Real que Barça, sans chercher à équilibrer ton discours, quelle équipe du Real t’a définitivement conquise?
Rire. Ben, je suis tombé sous le charme du Réal depuis le temps des galactiques (avec les Beckham, Figo, Ronaldo, Zidane). Pour moi, c’est la meilleure équipe de l’histoire de la maison blanche.
17) Votre dernier mot ?
J’aimerais faire une suggestion. Celle de penser à faire appel à 3 joueurs du championnat local à chaque regroupement de la sélection national. Je pense que cela peut contribuer à élever le niveau de jeu de notre championnat. Car, ça serait un objectif pour chaque jeune d’être parmi les 3 meilleurs joueurs du foot local et du coup être un apport de confiance pour les gosses de se frotter aux pros et surtout les aider a grandir en terme d’expérience.
18) Parfait. Il ne me reste plus qu’à te remercier d’avoir accordé un peu de ton temps à GDF.
Merci à vous Mr Sano. C’est toujours avec grand plaisir que je parle de l’actualité sportive de notre pays.
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Mr SANO Abdoulaye

Chef du bureau GDF Guinée | Tel : (00224) 664 07 57 54

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