Ce qui a pu manquer à Sadio Mané pour monter sur le podium

Auteur de la meilleure année de sa carrière, l’attaquant de Liverpool Sadio Mané a échoué au pied du podium du Ballon d’Or France Football. Il a manqué au moins trois choses à l’international sénégalais pour pouvoir prétendre à mieux.

Évoluer ailleurs qu’à Liverpool

En 2018, les six champions du monde français en avaient déjà fait les frais : l’émiettement des voix peut plomber une campagne. Malgré un exercice 2017-18 exceptionnel, ponctué d’une Ligue Europa et d’une Coupe du monde au cours desquelles il s’était montré décisif à maintes reprises, Antoine Griezmann avait ainsi vu ses rêves de de Ballon d’Or se fracasser sur l’autel de triomphes collectifs. Au fur et à mesure que l’hiver approchait, les candidatures de deux de ses coéquipiers avaient fini par faire de l’ombre à la sienne. Et si trois français avaient fini dans le top 10 l’année dernière (Raphaël Varane, Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, donc), c’est bien Luka Modric qui l’avait emporté, parce qu’il incarnait à lui seul l’équipe de Croatie vice-championne du monde. Du côté de Liverpool, il était en revanche plus difficile de dégager un seul joueur symbolisant le triomphe européen des Reds du printemps dernier. Et lorsque Jürgen Klopp s’y risqua en fin de semaine dernière, c’est le nom de Virgil van Dijk qui finit par sortir de la bouche du manager allemand…

Soigner sa communication

Loin de nous l’idée d’incriminer le service communication de Liverpool, mais Sadio Mané doit peut-être son absence de meilleur résultat au fait d’avoir triomphé dans le nord de l’Angleterre et pas ailleurs. Au hasard, un peu plus au sud, en Espagne. Sitôt Luka Modric revenu de Russie auréolé du titre de meilleur joueur de la Coupe du monde, le Real Madrid avait enclenché la machine médiatique pour optimiser les chances de son numéro 10. Et si les jurés du Ballon d’Or votent en leur âme et conscience, une campagne de communication efficace n’a jamais nui à un potentiel lauréat. Le Real (donc) mais aussi le Barça ont ainsi contribué à leur manière à ce que les trophées individuels de leurs stars ne souffrent d’aucune contestation. Y compris au sein même de leur propre vestiaire. Il n’a par exemple jamais été question pour l’un des deux géants espagnols de se refuser à trancher entre leur star et un autre membre de l’effectif, alors même que Sergio Ramos ou Andres Iniesta aurait pu faire de beaux vainqueurs, par exemple. Du côté de la Mersey, les dirigeants ne se sont jamais rangés derrière la candidature d’un seul homme. Et à observer de près le classement final, on se dit que cela a pu compter.

Gagner la CAN

Flamboyant toute l’année avec Liverpool, Sadio Mané a connu un été un peu plus terne avec les Lions de la Teranga. Et au moment de faire le bilan, le numéro 10 doit certainement nourrir quelques regrets. Que serait-il advenu s’il était parvenu à forcer la décision en finale de la CAN, face à l’Algérie ? Un quatrième but dans la compétition ou un triomphe continental ne lui aurait peut-être pas assuré à 100% de soulever la plus prestigieuse des récompenses individuelles mais cela aurait donné un peu plus de poids encore à sa candidature. Mais en fin de match, alors que tout un peuple comptait sur lui pour faire la différence, l’ancien Messin avait semblé impuissant, éreinté par une longue saison. Au coup de sifflet final, l’ailier se doutait peut-être déjà qu’il venait de laisser passer l’opportunité de se positionner en grand favori du Ballon d’Or. La trente-troisième édition de la compétition aura lieu dans un peu plus d’un an, au Cameroun. Le Sénégalais sait ce qu’il lui reste à faire.

Source: francefootball.fr

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