Interview, Morlaye Sylla « mazo’ : « La volonté qui anime monsieur le président de la FGF, pour l’épanouissement de notre football, Se passe de commentaire . »

Morlaye Sylla est le Président-Fondateur de l’académie Mazo Source d’Espoir. Ancien international guinéen et capitaine du syli national.

Il a été ancien sociétaire du FC Gangan et de l’AS Kaloum (D1, Guinée), FC 105 du Gabon (D1, Gabon), Bretenoux DH (France), Brive D3 (France), Toulouse FC prêté à Saint-Gaudens D4 (France).

Actuellement, il est le Président de l’Association de PROmotion du sport GUinéen en Europe et  PDG de l’entreprise KANIA ENTREPRISE ( KE).

GDF : Pas de grand Monsieur sans grande Dame. Quel rôle a joué votre épouse pour vous soutenir jusqu’à nos jours ?

Ma femme joue un rôle capitale dans ma vie ( voire mon évolution ) . Mme Sylla Aicha Sano, c’est une maman, pas une simple femme . Cela nous fait maintenant 39 ans jour pour jour qu’on est ensemble. Elle est mon équilibre, une source de vie pour moi.

GDF : Quelles sont les solutions que le football local a réellement besoin ?

Le football guinéen a besoin des infrastructures, de la formation, des matériels, les personnes compétentes, la logistique, le lobbying et des sponsors.
Une bonne organisation fiable qui sera pilotée par des personnes compétentes.
Voici une liste non-exhaustive que le football guinéen a urgemment besoin :

  • l’implication du pouvoir en place
  • des personnes ressources humaines ( techniciens ) qui donne les projets.
  • des personnes ressources financières ( financé les projets )
  • une politique du football , restructuré et la délocalisation.
  • Le football ne doit pas être à Conakry seulement.
  • Le nombre de club qui est à Conakry ne doit pas trop dépasser ceux de l’intérieur du pays.
  • Les clubs qui vivent pour l’électorat des présidents FGF doivent être mis en redressement.

GDF : Pourquoi jusqu’à présent la plupart des Binationaux doutent beaucoup encore avant de rejoindre la patrie des parents ?

C’est la culture du pays de naissance, les influences des parents et la mauvaise politique appliquée par le pays d’origine des parents qui jouent sur les enfants binationaux. Mais ça ira avec le temps. Moi je suis très optimiste concernant l’avenir de ce dossier.

GDF : Quelles sont les aides et les moyens que la feguifoot et le ministère des sports ont vraiment besoin de nos jours pour que le football guinéen décolle enfin une fois pour toute ?

La FGF et le ministère des sports doivent faire une expertise de notre football. Donner une politique qui va correspondre à notre économie actuellement. Le ministère qui est le représentant de l’état doit se battre pour des infrastructures sportives pour la bonne pratique de ce football.
J’avais dit dans une de mes nombreuses interviews que mon pays n’était pas prêt pour la ligue professionnelle. On a brûlé les étapes. Quitter le stade amateur aller directement au professionnalisme en sautant le semi professionnalisme est intenable. Je suis formel la dessus. D’ailleurs, les résultats ne sont pas probants. Raison pour laquelle, le football guinéen est jusqu’à présent poussif. Seul le Horoya AC qui est atypique fait des résultats sur la scène africaine. Le ministère doit penser à restructurer ce secteur. Un budget conséquent doit être alloués aux clubs avec des traces bancaires et un compte pour chaque joueurs grâce à un partenariat avec les sociétés bancaires du pays.
Concernant toute formation, nous les anciens du Syli sommes résolument engagés à apporter notre savoir pour le développement de notre football. Même les équipements sportifs nous sommes prêts à apporter comme notre contribution. Mais on ne peut pas le faire, si on éloigne des enfants. C’est cela le vrai problème que nous sommes entrain de combattre actuellement.

Mon passé dans le football m’a été très bénéfique et je veux vraiment faire profiter les petits frères qui veulent nous succéder. Tout récemment, J’ai été invité au sénat français dans le cadre d’ EURONOVA ( Afrique, Europe ) . L’Europe a besoin de l’Afrique, il faut des échanges entre les deux partis. Aujourd’hui, ils ont entrain de perde le terrain africain. Il cherche à connaître les difficultés africaines dans tous les domaines. Et moi, j’étais invité dans le cadre du football. Parler des difficultés du football africain. J’ai profité de l’occasion pour prendre l’exemple sur mon pays et défendre le football guinéen à la base ( les académies ). L’immigration des jeunes footballeurs guinéens et surtout dans quelle condition ils traversent la méditerranée. Il faut qu’ils facilitent le déplacement des personnes dans le cadre de leurs professions. Que le transfert de nos joueurs se face entre les clubs, les académies ) dans la transparence, pour permettre à nos clubs de se doter des bonnes infrastructures, des matériels adéquats, avoir des budgets et de bonne formation.

GDF : Actuellement la plupart des jeunes garçons sont d’abord footballeurs, pourquoi cet engouement effréné pour le foot ?

La plupart des jeunes optent pour le football aujourd’hui , parce que c’est devenu un métier rentable. Avant ce n’était pas considéré tel qu’il l’est aujourd’hui. C’est devenu un passage facile pour les jeunes et parents. Toutes les familles veulent qu’un de leurs enfants soit footballeur.

GDF : Détaillez-nous en profondeur maintenant vos compétences ?

D’abord, après le foot. Je me suis beaucoup formé. Voici certaines de mes formations dans le football ( administrativement et techniquement ).

Administrativement : J’ai fait une formation dans le foot de district (chez nous en Guinée on appelle cela de l’intérieur du pays) et de la ligue (le championnat).
Et tout les jours je continue à me former. Il me reste le management que je pense le faite bientôt.

Techniquement : j’ai obtenu des diplômes ( cff1 – cff2- cff3- et le cff4 ) . Bon, CFF veut dire en France : Certificat Fédéral de Football. Je me prépare pour d’autres épreuves.

Ensuite, J’ai mon académie de football fonctionnelle à Kindia avec toutes les catégories de U10 à U16. Voici son site web: academiemazosourceespoir.com. je profite de l’occasion pour lancer un appel aux sponsors à nouveau.

Enfin, j’ai mis mon entreprise au pays KANIA ENTREPRISE (KE ). Qui fait plusieurs prestations. Que je cherche à développer.

A travers cette structure, j’ai envoyé 1000 ballons de football en Guinée. 300 ballons au Mali. Toute les marques confondues ( macron, uhlsport, umbro et Nick ).

GDF : Enfin de compte, Quelle est alors la philosophie de l’Academie Mazo Sport Source Espoir ?

Le football moderne demande à le mettre dans un contexte bien structuré. Aujourd’hui, nous cherchons à l’enlever dans la rue. Il va à une vitesse incroyable, il faut qu’on se mette au même niveau que les autres pays. J’ai eu l’initiative de mettre cette académie au pays. Une manière de contribuer au développement du football dans mon pays, et surtout redonner le nom d’antan à kindia, qui a été la pépinière du foot en Guinée. Former des bons footballeurs qui doivent former l’ossature de l’équipe nationale de Guinée. Donner des possibilités aux enfants de s’épanouir.

GDF : Concrètement, comment fait-on pour rejoindre cette académie ?

Pour rejoindre l’académie Mazo source d’espoir : Nous avons mis un certain critère en place qui définit les profils que nous voulons ( technique, tactique, mental et éducation ). Mais cest suite aux candidatures des enfants amateurs que nous recrutons via notre numéro de téléphone ou bien notre site internet.

GDF : Quel appel vous pouvez lancer aux autorités du pays pour mieux soutenir nos académies de football ?

L’appel que je peux lancer aux autorités du pays, c’est de soutenir et encourager ses initiatives d’académie pour le développement de notre football. Toutes les académies qui sont mises officiellement méritent d’être accompagnées, subventionnées et suivies. La FIFA et la CAF encouragent le développement du football à la base. C’est pourquoi toute fédération reçoit des contributions de de leur part.

GDF : Votre dernier mot pour les lecteurs ?

La volonté qui anime monsieur le président de la FeGuiFoot, pour l’épanouissement de notre football se passe de commentaire . Son implication physique et de ses biens ne sont pas du tout fortuites. La Guinée à eu la chance d’avoir ce monsieur pour tenir notre football.
Comme c’est lui le père, qui conduit la destinée de ce football, il faut qu’il ait le courage et la volonté de graver son emprunte en se débarrassant des gens du grand salon (ceux qui n’apportent rien, mais il ne faut pas confondre avec ceux qu’on critique pour leur professionnalisme. ici, je parle des parasites). Il faut aider Mr Souaré à réussir dans sa tâche du président FGF. Et l’aider à atteindre ses objectifs.


Tous mes remerciements à votre rédaction, qui m’a permis de passer ce message. Et je serais toujours à votre disposition.
Que le bon Dieu nous sauve de cette pandémie.

Amina.

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